Xinhua, Pékin, le 26 juin
Avis du Bureau général du Comité central du Parti communiste chinois et du Bureau général du Conseil d'État sur la promotion globale de la protection et de la gestion des cours d'eau
(17 juin 2025)
Afin de mettre en œuvre de manière approfondie la “ stratégie nationale relative aux fleuves ”, de promouvoir de manière globale la protection et la gestion des cours d'eau, et de renforcer encore les capacités en matière de sécurité de l'approvisionnement en eau, les avis suivants sont formulés avec l'accord du Comité central du Parti communiste chinois et du Conseil d'État.
I. Exigences générales
En nous appuyant sur la pensée de Xi Jinping sur le socialisme avec caractéristiques chinoises pour la nouvelle époque, nous mettrons pleinement en œuvre l’esprit du 20e Congrès du Parti ainsi que des deuxième et troisième sessions plénières de son 20e Comité central, nous appliquerons intégralement la pensée de Xi Jinping sur la civilisation écologique, nous mettrons en œuvre de manière complète, précise et exhaustive le nouveau concept de développement, nous concilierons le développement de haute qualité et un niveau élevé de sécurité, et nous mettrons en œuvre les grandes stratégies régionales telles que le développement de la ceinture économique du Yangtsé et la protection écologique et le développement de haute qualité du bassin du Fleuve Jaune, nous adhérons à une approche de gestion de l’eau privilégiant l’économie d’eau, l’équilibre territorial, la gestion systémique et une double approche (mesures administratives et économiques), en mettant l’accent sur la protection et la gestion ; en prenant les bassins versants comme unités de référence, nous faisons progresser de manière coordonnée la gestion des catastrophes hydrologiques, des ressources en eau, de l’écosystème aquatique et de l’environnement aquatique, transmettre et promouvoir la culture de l’eau, perfectionner le système de protection et de gestion des cours d’eau, et instaurer un modèle de protection et de gestion des cours d’eau où ceux-ci nourrissent le peuple, où le peuple les protège, et où l’homme et l’eau coexistent en harmonie.
Les principaux objectifs sont les suivants : d’ici 2035, le système moderne de prévention des inondations et d’atténuation des risques dans les bassins versants sera globalement perfectionné, et la capacité à garantir la sécurité face aux inondations aura considérablement augmenté ; le niveau d’utilisation économe et intensive des ressources en eau aura encore progressé, et la sécurité de l’approvisionnement en eau en milieu urbain et rural se sera nettement améliorée ; la qualité de l’écosystème des fleuves et rivières sera globalement améliorée, et la santé et la stabilité des écosystèmes aquatiques seront assurées ; la culture de l’eau connaîtra un essor et son influence s’accroîtra de manière significative ; les mécanismes institutionnels de protection et de gestion des cours d’eau seront perfectionnés, et la relation entre l’homme et l’eau sera plus harmonieuse.
II. Tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité des cours d'eau
(1) Mettre en place un nouveau cadre de prévention des inondations et d’atténuation des risques au niveau des bassins hydrographiques. Conformément à la philosophie de prévention, d’atténuation et de secours en cas de catastrophe, qui repose sur “ deux principes fondamentaux et trois orientations stratégiques ”, définir de manière scientifique les approches et les mesures de prévention des inondations et d’atténuation des risques pour les différents bassins fluviaux ; gérer de manière coordonnée les relations entre le stockage, la rétention, l’évacuation et le drainage des eaux de crue ; optimiser la configuration du système de prévention des inondations et d’atténuation des risques au niveau des bassins fluviaux ; et renforcer les capacités de défense contre les inondations ainsi que les capacités d’intervention d’urgence et de secours. Insister sur la coordination entre les bassins versants et les régions, ainsi que sur la combinaison de mesures techniques et non techniques ; coordonner la mise en place de systèmes de protection contre les inondations sur les cours d’eau principaux et leurs affluents ; améliorer la capacité d’adaptation au changement climatique ; et renforcer la résilience face aux pluies torrentielles et aux crues extrêmes.
(2) Améliorer le système d’ouvrages de protection contre les crues au niveau des bassins versants. Renforcer le système d’ouvrages de protection contre les crues des bassins versants, composé notamment de barrages, de cours d’eau et de digues, ainsi que de zones de rétention et de stockage des crues. Poursuivre la construction de barrages de retenue des crues, améliorer la capacité de protection contre les crues des barrages existants et renforcer la gestion de leur capacité de stockage. Procéder régulièrement à des évaluations de sécurité des vannes des barrages et effectuer sans délai les travaux de consolidation et de remise en état nécessaires. Poursuivre la mise aux normes des digues des cours principaux des grands fleuves, accélérer la gestion systématique des cours d’eau de petite et moyenne taille et mettre en œuvre une réhabilitation intégrée des réseaux hydrographiques ruraux. Accélérer la construction de zones de rétention et de stockage des crues, optimiser leur répartition fonctionnelle, renforcer le contrôle de l’aménagement du territoire et l’orientation des activités économiques, renforcer la gestion de ces zones conformément à la loi, contrôler strictement l’installation de nouvelles populations et orienter le départ ordonné des populations existantes. Mettre en œuvre une gestion différenciée des plaines alluviales et des digues de protection. Améliorer les systèmes de prévention des inondations et de drainage en milieu urbain et rural, et perfectionner les mécanismes de coordination et de régulation conjoints des inondations et des eaux de drainage. Renforcer les capacités de prévention et de lutte contre les crues de montagne ainsi que de protection contre les ondes de tempête.
(3) Mettre en place un système de surveillance et de prévision des précipitations et du régime hydrologique. Optimiser la répartition du réseau de stations de surveillance météorologique et hydrologique, renforcer la mise en commun et le partage des infrastructures de surveillance et des ressources d’information, allonger la période de prévision des crues et améliorer la précision des prévisions relatives aux pluies torrentielles et aux crues. Améliorer les mesures de prévision, d’alerte précoce, de simulation et de plans d’urgence, et renforcer la recherche, le développement et l’application de modèles hydrologiques de production et de ruissellement ainsi que de modèles hydrodynamiques d’évolution des crues. Renforcer la recherche scientifique conjointe en hydrométéorologie, la recherche sur les technologies clés et la coordination en matière de normes techniques.
(IV) Renforcer le système de prévention des inondations. En vue de prévenir les grandes crues, de faire face aux situations d’urgence majeures et de lutter contre les catastrophes de grande ampleur, en mettant l’accent sur les barrages, les cours d’eau et les digues, les zones de rétention et de retenue des crues, ainsi que les zones sujettes aux crues de montagne, il convient de mettre en œuvre de manière rigoureuse et conforme à la loi les responsabilités en matière de prévention des inondations, et de mettre en place un mécanisme d’aide à la décision scientifique, professionnel, doté d’un soutien solide et capable de réagir rapidement, renforcer un mécanisme de commandement et de coordination à la fois unifié et faisant autorité, fonctionnant efficacement et reposant sur une responsabilité hiérarchisée, perfectionner les plans de prévention des crues et les plans de gestion des eaux au niveau des bassins versants, et renforcer les capacités d’intervention face aux pluies torrentielles extrêmes, aux crues exceptionnelles et aux situations d’urgence et catastrophes de grande ampleur.
(5) Renforcer la prévention et le contrôle des risques liés aux inondations. Renforcer l’identification des risques potentiels et l’évaluation systématique des risques d’inondation au niveau des bassins versants, perfectionner les cartes des risques d’inondation et le zonage des risques, et orienter de manière ordonnée la migration de la population et des industries vers des zones à faible risque d’inondation. Le développement urbain, l’implantation des industries et la construction d’infrastructures doivent prévoir des voies d’écoulement des crues et des espaces de rétention des crues. Tout en veillant à ce que les objectifs de protection des terres arables au niveau provincial ne soient pas revus à la baisse, procéder de manière prudente et ordonnée au retrait des terres arables instables situées dans le lit des cours d’eau et compromettant la sécurité de l’écoulement des crues. Renforcer les capacités de prévention et de lutte contre les inondations dans les domaines clés tels que les transports, les communications, l’approvisionnement en eau et l’énergie. Mettre progressivement en place un système d’assurance contre les inondations, en mettant l’accent sur les zones à haut risque d’inondation. Adopter une approche intégrée de prévention et de gestion conjointes de la sécheresse et des inondations ; tout en garantissant la sécurité en matière de protection contre les inondations, promouvoir la valorisation des ressources issues des crues.
III. Renforcer l'utilisation économe et rationnelle des ressources en eau
(VI) Renforcer les contraintes strictes en matière de ressources en eau. Adhérer au principe selon lequel « l’urbanisation, l’aménagement du territoire, la population et la production doivent être déterminés en fonction des ressources en eau », et perfectionner le système de gestion globale des ressources en eau ainsi que celui visant à en assurer une utilisation économe. Réaliser les études d’impact sur les ressources en eau dans le cadre des plans d’aménagement conformément à la loi et à la réglementation, gérer rigoureusement les prélèvements et l’utilisation de l’eau, lutter sévèrement contre les prélèvements et utilisations illégaux conformément à la loi, et freiner résolument les demandes d’eau non raisonnables. Réaliser des évaluations de la capacité de charge des ressources en eau, mettre en œuvre des politiques de gestion différenciées et, dans les régions où les ressources en eau sont surexploitées, suspendre l’octroi de nouvelles autorisations de prélèvement conformément aux dispositions applicables. Veiller à ce que la végétalisation du territoire soit déterminée par les ressources en eau, et interdire strictement la construction de lacs artificiels et de plans d’eau artificiels sans tenir compte des réalités du terrain.
(7) Améliorer globalement le niveau d’économie d’eau. Poursuivre en profondeur la construction d’une société économe en eau et favoriser l’adoption de modes de production et de vie économes en eau. Mettre en œuvre de manière approfondie le plan d’action national pour l’économie d’eau et promouvoir des mesures rigoureuses d’économie et de gestion de l’eau dans les bassins versants du fleuve Jaune, du fleuve Hai, du fleuve Liao et des cours d’eau intérieurs de la région du Nord-Ouest. Favoriser l’économie d’eau et l’amélioration de l’efficacité dans l’agriculture, mettre en place des systèmes d’irrigation à haut rendement et développer une agriculture pluviale performante. Encourager l’économie d’eau et la réduction des rejets dans l’industrie, et améliorer le niveau de recyclage de l’eau industrielle. Promouvoir les économies d’eau et la réduction des pertes dans les zones urbaines, et généraliser l’utilisation d’équipements permettant d’économiser l’eau à usage domestique. Renforcer l’utilisation des ressources en eau non conventionnelles, telles que l’eau recyclée, l’eau de pluie collectée, l’eau de mer et l’eau dessalée, l’eau des mines (puits) et l’eau légèrement salée. Perfectionner les mécanismes d’incitation et de contrainte en matière d’économie d’eau, développer vigoureusement l’industrie de l’économie d’eau et accélérer la mise en œuvre de la gestion contractuelle de l’économie d’eau.
(8) Répartir scientifiquement les ressources en eau des bassins fluviaux. Renforcer la surveillance et l’analyse dynamiques des ressources en eau des cours d’eau et des lacs, mener régulièrement des enquêtes et des évaluations sur les ressources en eau des bassins versants, et accélérer la mise en place d’une répartition des débits des cours d’eau entre les différentes zones administratives. Coordonner l’utilisation des eaux locales et des eaux acheminées depuis l’extérieur, ainsi que des eaux conventionnelles et non conventionnelles ; mettre en œuvre une utilisation optimale des eaux en fonction de leur qualité et une distribution différenciée selon leur qualité ; donner la priorité à la satisfaction des besoins en eau à usage domestique des populations urbaines et rurales, garantir les besoins écologiques de base et coordonner l’utilisation de l’eau à des fins de production. Insister sur l’interconnexion, la complémentarité des différentes sources et la gestion combinée du stockage et du débit, afin de promouvoir de manière coordonnée le développement intégré à tous les niveaux du réseau national de l’eau, d’optimiser la répartition macroéconomique des ressources en eau, de renforcer la capacité globale de régulation des ressources en eau, et d’améliorer le niveau de sécurité de l’approvisionnement en eau ainsi que la résilience face aux risques dans les régions souffrant de pénurie d’eau. Mettre en place et perfectionner le système national de réserves stratégiques pour la sécurité des ressources en eau ainsi que le régime de réserves d’eaux souterraines.
(9) Renforcer les capacités de sécurité de l’approvisionnement en eau. Exploiter pleinement le potentiel d’approvisionnement des ouvrages existants de régulation et de stockage de l’eau, et accélérer la construction des grands projets d’approvisionnement en eau déjà inscrits dans la planification nationale. Améliorer le réseau d’approvisionnement en eau des villes, accélérer la construction de sources d’eau de secours et mettre en place un système d’approvisionnement diversifié et hautement fiable. Favoriser le développement de qualité de l’approvisionnement en eau en milieu rural, en menant de manière différenciée l’intégration de l’approvisionnement urbain et rural, la mise à l’échelle de l’approvisionnement centralisé et la normalisation des petits réseaux d’approvisionnement ; les régions qui en ont les conditions peuvent mettre en place une gestion unifiée au niveau du comté et une maintenance spécialisée pour l’approvisionnement en eau en milieu rural. Renforcer la construction de sources d’eau d’urgence en cas de sécheresse et de petits projets de captage et de transfert d’eau. Poursuivre la construction et la modernisation des équipements des zones d’irrigation de grande et moyenne envergure ; créer une série de nouvelles zones d’irrigation modernes dans les régions où les conditions hydrologiques et pédologiques s’y prêtent ; perfectionner le réseau d’infrastructures hydrauliques agricoles afin de garantir la production de denrées alimentaires et d’autres produits agricoles essentiels.
(10) Tirer parti des possibilités d’utilisation intégrée des ressources en eau. Accélérer la construction des bases hydroélectriques dans le sud-ouest du pays, répartir de manière rationnelle et développer et construire de manière active et ordonnée des centrales hydroélectriques à accumulation par pompage, mettre en œuvre la modernisation écologique des petites centrales hydroélectriques, et promouvoir la planification et la construction de bases intégrant l'énergie hydraulique, éolienne et solaire. Consolider et améliorer les fonctions des principaux axes de navigation, tels que la voie navigable privilégiée du Yangtsé, le fleuve des Perles et le tronçon sud du Grand Canal de Pékin à Hangzhou, et faire progresser de manière ordonnée le développement de la navigation fluviale intérieure.
IV. Renforcer la protection de l'écosystème aquatique des fleuves et rivières
(XI) Renforcer les fonctions écologiques des bassins fluviaux. En partant du principe que « des eaux claires et des montagnes verdoyantes valent autant que des montagnes d’or et d’argent », mettre en œuvre les exigences en matière de gestion de l’environnement écologique, à savoir une approche par zone, différenciée et ciblée, et promouvoir la protection intégrée et la gestion systémique des montagnes, des cours d’eau, des forêts, des terres agricoles, des lacs, des prairies et des zones désertiques. Dans le but d’améliorer globalement la qualité et la stabilité des écosystèmes des bassins hydrographiques, en mettant l’accent sur les grands fleuves et les grands lacs, coordonner la protection globale depuis les sources jusqu’aux embouchures, tant dans les zones aquatiques que terrestres, afin de former une ceinture de protection écologique fluviale dont le squelette est constitué des cours d’eau principaux et de leurs principaux affluents, et dont les nœuds sont les lacs, les réservoirs et les zones humides, consolidant ainsi les fondements de la sécurité écologique nationale.
(12) Améliorer l’écosystème des rivières et des lacs. Adopter une approche « une rivière, une stratégie » : dans le nord du pays, mettre l’accent sur la résolution des problèmes d’assèchement des cours d’eau et de rétrécissement des lacs afin de rétablir le débit des rivières ; dans le sud, privilégier l’amélioration des conditions hydrodynamiques afin d’assurer la clarté de l’eau et la fluidité des cours d’eau. Poursuivre l’action de revitalisation des « fleuves mères », mettre en œuvre un réapprovisionnement écologique des principaux fleuves et lacs de la Chine du Nord, garantir la continuité du débit sur l’ensemble du cours du fleuve Yongding et du Grand Canal de Pékin-Hangzhou, consolider les résultats de la gestion écologique des cours d’eau intérieurs dans le Nord-Ouest, et mettre en œuvre la régulation des débits écologiques et la gestion intégrée du cours occidental du fleuve Liao. Renforcer la gestion écologique des lacs importants et améliorer les relations entre les lacs et les cours d’eau pour les lacs reliés à ceux-ci, tels que le lac Poyang et le lac Dongting. Mettre en œuvre une action de protection et de gestion des eaux souterraines, et faire progresser la gestion intégrée de la surexploitation des nappes phréatiques dans les zones prioritaires, notamment en Chine du Nord.
(13) Renforcer la conservation des ressources en eau et la lutte contre l’érosion des sols. Intensifier la protection des sources des fleuves, des glaciers des montagnes enneigées, des prairies alpines, des steppes et des zones humides situées dans les zones de conservation des ressources en eau. Dans les zones importantes situées à la source des grands fleuves, telles que celle des « Trois sources », mettre en œuvre des projets majeurs de protection et de restauration écologiques. Poursuivre les expéditions scientifiques ainsi que les études et évaluations portant sur l’impact du changement climatique sur l’alimentation en eau des cours d’eau. Mener de manière scientifique la prévention et la lutte intégrées contre l’érosion des sols et renforcer la surveillance de l’érosion d’origine anthropique.
(14) Mettre en place des corridors écologiques le long des fleuves et des rivières. Dans le but d’assurer la sécurité contre les crues, de stabiliser le cours des cours d’eau et de régulariser leur tracé, faire progresser la restauration écologique des berges et des zones alluviales des fleuves, lacs et réservoirs. Assurer une gestion et une protection rigoureuses des eaux et des berges des rivières, lacs et réservoirs ; délimiter de manière scientifique et exhaustive les périmètres de gestion de ces éléments ; et les intégrer de manière coordonnée dans la “ carte unique ” de l’aménagement du territoire. Poursuivre en profondeur, conformément à la loi, la lutte contre l’occupation illégale, l’extraction illicite, le stockage anarchique et les constructions illégales dans les rivières, lacs et réservoirs ; interdire strictement toute emprise ou dégradation de ces éléments. Définir scientifiquement les objectifs de débit écologique des rivières et des lacs, et renforcer la gestion et la surveillance des débits écologiques. Rétablir la connectivité des cours d’eau, intensifier la protection de la faune aquatique, renforcer la protection et la restauration des zones de conservation des ressources génétiques aquatiques, et préserver la biodiversité ainsi que la stabilité des écosystèmes.
(15) Promouvoir la protection écologique des estuaires et des deltas. Renforcer la gestion des estuaires des grands fleuves à leur embouchure, délimiter les lignes de guidage des estuaires et garantir la libre circulation des eaux vers la mer. Renforcer la protection et la restauration des zones humides des estuaires et des deltas, gérer scientifiquement les ressources en eau, garantir les besoins en eau à des fins écologiques des deltas ainsi que le débit d’eau vers la mer, lutter efficacement contre l’intrusion d’eau saumâtre et préserver les fonctions des estuaires en matière d’écologie, de gestion des crues, d’approvisionnement en eau, de drainage, d’accueil des marées et de navigation.
V. Amélioration continue de la qualité de l'eau des fleuves et des rivières
(16) Renforcer la protection des sources d’eau potable. Faire progresser de manière concrète la mise aux normes des sources d’eau potable, et mener des activités de surveillance de la qualité de l’eau et d’évaluation de la sécurité de ces sources. Renforcer la protection et la restauration des zones d’approvisionnement en eau importantes, telles que les zones d’approvisionnement du projet de transfert d’eau du Sud vers le Nord et les zones de recharge hydrologique de la capitale. Renforcer la surveillance et la protection des sources d’eau potable souterraines ainsi que des zones situées le long des grands projets de transfert d’eau. Améliorer les mécanismes d’intervention d’urgence en cas d’incident de pollution de l’eau dans les sources d’eau potable centralisées, et renforcer les capacités de prévention et de contrôle des risques liés à l’environnement aquatique.
(17) Renforcer la gestion de l’environnement aquatique des fleuves et des rivières. Coordonner la gestion des ressources en eau, de l’environnement aquatique et de l’écosystème aquatique ; promouvoir la protection et la gestion écologiques des principaux fleuves et lacs ; améliorer en permanence la qualité de l’écosystème aquatique des fleuves et des lacs ; et créer des fleuves et des lacs magnifiques. Perfectionner le réseau national de surveillance de l’écosystème des eaux de surface et renforcer les capacités de surveillance et d’alerte précoces fondées sur la numérisation et l’intelligence artificielle. Respecter les exigences en matière de rejets de polluants conformes aux normes, contrôler strictement le volume total des rejets dans les cours d’eau et les lacs, approfondir le recensement et l’assainissement des points de rejet dans les cours d’eau et les lacs, et mettre en place un système de surveillance et de contrôle de ces points de rejet. Poursuivre sans relâche le nettoyage des débris flottants dans les cours d’eau, les lacs et les réservoirs. Renforcer la gestion intégrée des risques pour l’environnement aquatique liés aux mines, aux parcs chimiques, aux sites d’élimination des déchets dangereux et aux décharges situés le long des cours d’eau et des lacs.
VI. Préserver et promouvoir la culture de l'eau
(18) Protéger le patrimoine culturel lié à l’eau. Transmettre et promouvoir la culture de l’eau, dont les fleuves constituent le lien, et favoriser la mise en place d’un système culturel de l’eau qui relie le passé au présent et assure une prospérité et un développement durables. Renforcer la protection du patrimoine hydraulique, faire avancer la construction et la préservation des parcs culturels nationaux du Yangtsé, du Fleuve Jaune et du Grand Canal, et soutenir la candidature de projets emblématiques de la culture de l’eau au patrimoine mondial. Renforcer la protection et la mise en valeur numériques du patrimoine hydraulique.
(19) Diffuser la culture de l’eau. Explorer en profondeur la substance et la valeur contemporaine de la culture de l’eau, et mettre en œuvre des projets visant à en assurer la transmission et l’innovation. S’appuyer sur les cours d’eau et lacs naturels ainsi que sur les ouvrages hydrauliques pour développer les ressources culturelles liées à l’eau en fonction des spécificités locales, et renforcer les fonctions des musées consacrés à la culture de l’eau. Développer des marques liées à la culture de l’eau, promouvoir de manière ordonnée les sports nautiques et lancer une série de produits touristiques liés aux fleuves et rivières. Intensifier la promotion de la culture de l’eau afin d’accroître son influence.
VII. Améliorer les mécanismes de protection et de gestion des fleuves et rivières
(20) Renforcer davantage la gestion à l’échelle du bassin hydrographique. En combinant la gestion par bassin et la gestion régionale, ainsi que la gestion unifiée et la gestion hiérarchisée, renforcer la planification, la gestion et la régulation unifiées au niveau du bassin. Perfectionner le système de planification de la protection et de la gestion des cours d’eau, et renforcer la mise en œuvre des plans ainsi que la gestion de leur évaluation. Mettre en place une gestion intégrée et polyvalente couvrant la protection contre les crues, la préservation de l’écosystème, l’approvisionnement en eau, la production d’électricité et la navigation, et mettre en œuvre une gestion conjointe des principaux ouvrages hydrauliques du bassin. Renforcer la qualité, la sécurité et la gestion de l’exploitation et de l’entretien des ouvrages, améliorer la gestion de l’exploitation des barrages, et promouvoir la gestion normalisée des ouvrages hydrauliques.
(21) Tirer pleinement parti du système des responsables des cours d’eau et des lacs. Mettre à profit le rôle de coordination du responsable provincial en chef des cours d’eau et des lacs, et renforcer les responsabilités des responsables à tous les niveaux. Perfectionner le mécanisme des réunions conjointes interprovinciales des responsables des cours d’eau et des lacs au sein des bassins versants. Mettre en œuvre le système des responsables des cours d’eau et des lacs sur les axes principaux d’acheminement des grands projets de captage et de transfert d’eau. Mettre en place un système de recensement périodique des cours d’eau et des lacs, gérer le répertoire des cours d’eau et des lacs et réaliser des évaluations de leur état de santé. Promouvoir de manière globale la construction de cours d’eau et de lacs propices au bien-être.
(22) Approfondir les réformes et l’innovation. Faire progresser la réforme visant à assurer l’exploitation indépendante des segments de monopole naturel et la libéralisation des segments concurrentiels dans le secteur de l’eau. Faire avancer la réforme des droits d’utilisation de l’eau, perfectionner le mécanisme de fixation des tarifs de l’eau et mettre en œuvre la politique de remplacement des redevances sur les ressources en eau par une taxe. Renforcer les mécanismes de construction, d’exploitation et de gestion des grands projets hydrauliques. Approfondir la réforme de l’investissement et du financement dans le secteur de l’eau, perfectionner le mécanisme permettant aux investissements publics de stimuler efficacement les investissements privés, renforcer l’offre de services financiers de qualité et diversifier les canaux d’investissement et de financement. En mettant l’accent sur les bassins versants « jumeaux numériques », planifier et promouvoir de manière systématique la mise en place d’un système de gestion hydraulique basé sur les jumeaux numériques. Perfectionner les mécanismes de valorisation des produits écologiques et de compensation pour la protection de l’environnement dans les bassins fluviaux, et faire progresser de manière coordonnée la réparation des dommages causés à l’environnement.
(23) Renforcer les garanties offertes par l’État de droit. Promouvoir l’amélioration du cadre législatif et réglementaire relatif à l’eau, encourager la révision de la loi sur l’eau et de la loi sur la prévention des inondations, et perfectionner les dispositions réglementaires concernant la gestion des zones de rétention et de stockage des crues, la gestion des cours d’eau, la gestion de l’extraction de sable, la régulation des ressources en eau, la protection des sources d’eau importantes et la protection de l’écosystème des eaux souterraines. Mettre pleinement en œuvre les lois et règlements tels que la loi sur la protection du Yangtsé et la loi sur la protection du Huanghe. Promouvoir l’application conjointe de la loi à l’échelle interrégionale et interministérielle, et renforcer la coordination entre l’application administrative de la loi et la justice pénale, ainsi que la collaboration avec les poursuites d’intérêt public engagées par le ministère public.
(24) Renforcer le rôle de la science et de la technologie. Intensifier la recherche sur les grands enjeux liés à la protection et à la gestion des cours d’eau, la mise au point de technologies clés, la recherche et le développement d’équipements ainsi que la valorisation des résultats, et perfectionner le système de normes techniques. Renforcer la surveillance et le contrôle de la sécurité des ouvrages hydrauliques, et améliorer le niveau d’informatisation et d’intelligence. Accélérer la formation de talents dans le domaine des sciences et des technologies afin d’assurer un soutien en ressources humaines pour la protection et la gestion des cours d’eau.
VIII. Renforcer la direction organisationnelle
Il convient de maintenir et de renforcer la direction globale du Parti en matière de protection et de gestion des cours d’eau, et de perfectionner le mécanisme de travail reposant sur une coordination centrale, une collaboration au niveau des bassins hydrographiques, la responsabilité générale des provinces et la mise en œuvre par les villes et les comtés. Les comités du Parti et les gouvernements locaux à tous les niveaux doivent renforcer leur direction organisationnelle et veiller à la mise en œuvre effective des présentes orientations en fonction des réalités locales. Les services chargés des eaux et du développement et de la réforme doivent renforcer la coordination globale ; les services concernés, notamment ceux des finances, des ressources naturelles, de l’écologie et de l’environnement, du logement et de la construction urbaine et rurale, des transports, de l’agriculture et des zones rurales, de la gestion des urgences, de la météorologie, de l’énergie, des forêts et des pâturages, doivent mener à bien les travaux qui leur incombent conformément à la répartition des responsabilités, et renforcer la garantie des ressources et le soutien politique. Il convient d’encourager la participation du public et la surveillance sociale, afin de mobiliser les forces conjointes en faveur de la protection et de la gestion des cours d’eau. Les questions importantes doivent être soumises en temps utile et conformément aux procédures au Comité central du Parti communiste chinois et au Conseil d’État.





